L’OIM recrute 01 Assistant(e) de projet senior

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L’OIM recrute 01 Assistant(e) de projet senior

Créée en 1951, l’OIM est l’organisation intergouvernementale de premier plan dans le domaine des migrations et travaille en étroite collaboration avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux. L’OIM s’emploie à promouvoir une migration humaine et ordonnée au profit de tous. Elle le fait en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.

Contexte

A la faveur d’une urbanisation galopante, entre projets d’infrastructure et construction de quartiers nouveaux (voire de villes nouvelles), l’agriculture urbaine et péri-urbaine des villes de l’Afrique de l’Ouest, autrefois florissante, est aujourd’hui en voie de disparition. Selon le PNUE, l’urbanisation atteindrait des niveaux inégalés à l’horizon 2050. **

Ce phénomène concerne l’ensemble de la région, mais est encore plus accentuée dans les pays côtiers, qui attirent la migration interne et intrarégionale, abritent 1/3 des habitants de la région et produisent 56 % du PIB régional. Cette urbanisation effrénée, couplée aux effets négatifs du changement climatique, fait des villes côtières de l’Afrique de l’Ouest des territoires particulièrement vulnérables aux inondations et à l’érosion côtière. Or, les observateurs s’entendent pour dire que ce phénomène d’urbanisation au détriment des territoires agricoles ne fera que s’accentuer sous la pression du changement climatique et des dynamiques migratoires.

Pourtant, plusieurs études montrent l’importance de l’agriculture urbaine et périurbaine (AUP) en matière de résilience des communautés urbaines, que ce soit face aux inondations, à l’approvisionnement en denrée alimentaire, mais aussi, et de plus en plus, en matière de création d’emploi pour les jeunes et de filières vertes (PNUE,2014; Dubbeling et al., 2019).

Le secteur agricole est en effet un fort pourvoyeur d’emploi en Afrique de l’Ouest et des investissements en agriculture dans les territoires urbains et péri-urbains pourraient être bénéfiques en ce sens fournissant aussi bien du travail aux jeunes issus des villes qu’aux migrants issus des territoires ruraux toujours plus nombreux à arriver en ville. En effet, même s’il est difficile de la chiffrer, la migration de travail agricole est très importante en Afrique de l’Ouest. En Côte d’Ivoire, par exemple, de nombreux travailleurs migrants sont attirés par ce secteur (UNCTAD, 2018). Cette migration est principalement du fait de personnes provenant de territoires ruraux dépendant des précipitations, sur un continent dont les cultures pluviales représentent 96% des terres agricoles (FAO), et de ce fait extrêmement vulnérables aux changements climatiques. En outre, l’agriculture est largement caractérisée par son caractère saisonnier requérant une main d’œuvre mobile et flexible au gré des saisons. L’Afrique de l’Ouest n’échappe pas à cela. L’agriculture y est dominée par des petits propriétaires terriens ayant majoritairement recours à de la main d’œuvre familiale et aux travailleurs migrants en haute saison. A cela s’ajoute le caractère informel du secteur agricole en Afrique de l’Ouest. Au Sénégal par exemple, la part du secteur informel dans la valeur ajoutée de l’agriculture et de la sylviculture est proche de 100 % ce qui démontre les liens étroits qui pourraient exister entre une croissance verte durable et le secteur informel (Benjamin et al., 2012)[1].

Toutefois, comme le souligne l’Organisation Internationale du Travail, les travailleurs migrants saisonniers comptent parmi les travailleurs les plus vulnérables. Cet emploi souvent non-déclaré et précaire va en effet souvent de pair avec des abus et des violations du droit du travail de ces travailleurs apportant pourtant une contribution essentielle aux économies des communautés hôtes.

La contribution des migrants les plus vulnérables au changement climatique à un secteur qui représente 35 % du PIB régional et emploie plus de 80% de la population, et à la sécurité alimentaire de la région reste encore trop peu mise évidence, sans compter leur rôle essentiel pendant l’épisode pandémique dont le monde n’est pas encore sorti. En outre, ces travailleurs sont souvent défavorisés en termes de salaire, de protection sociale, de logement ou d’accès à la santé ou à l’éducation.

A travers le projet « Protection et insertion de la main d’œuvre migrante et environnement dans l’agriculture urbaine et périurbaine au Sénégal et en Côte d’Ivoire », l’OIM propose d’effectuer un travail de valorisation du travail des migrants au secteur agricole très souvent informel en se focalisant sur les territoires urbains et périurbains afin de souligner la contribution de ces travailleurs migrants à la résilience de ces territoires et de proposer des solutions innovantes permettant de maximiser cette contribution tout en leur assurant des conditions dignes et respectueuses de leurs droits. Ce projet sera mis en œuvre en Côte d’Ivoire et au Sénégal, du fait de leur représentativité des enjeux susmentionnés et donc du potentiel de réplicabilité des initiatives développées dans d’autres pays de la région au terme du projet. Plus précisément, la Côte d’Ivoire et le Sénégal abritent parmi les zones urbaines de la région les plus attractives en matière de migration et présentent une vulnérabilité toute particulière aux inondations et à l’érosion côtière.

A travers des actions de production de connaissance et le soutien de solutions fondées sur la nature pilotes[2], ce projet s’inscrit dans la lignée de l’intervention de l’OIM et de ses partenaires en Afrique de l’Ouest et du Centre en matière de mobilité de la main-d’œuvre dans le contexte du changement climatique et de la dégradation environnementale. Plus spécifiquement, il s’inscrit en complète synergie avec d’autres initiatives en cours, notamment les projets « Vers une dimension environnementale de l’aide à la réintégration pour réduire la pression du changement climatique sur la migration en Afrique de l’Ouest »; « Mise en œuvre des politiques globales sur les migrations environnementales et les déplacements liés aux catastrophes en Afrique de l’Ouest », soutenus par le gouvernement français suite à l’Accord de Paris sur le climat, en sa qualité de Vice-Président de la Plateforme sur les déplacements liés aux catastrophes, et dans la perspective de sa présidence du Forum Mondial pour la Migration et le Développement (FMMD, Juillet 2022); et le travail de recherche mené par l’OIM sur l’intersection entre production de denrées alimentaires et agricoles qui contribuent aux chaînes de valeurs mondiales et leurs liens avec la migration des travailleurs et les principes de recrutement éthique (l’OIM Côte d’Ivoire est chargée de la coordination de ce projet régional). Ce projet vient en effet compléter le travail sur les politiques publiques initiées au niveau du Dialogue de la CEDEAO sur la Migration (MIDWA – Processus consultatif régional), en apportant à l’attention particulière des acteurs du développement des solutions concrètes aux enjeux de la mobilité humaine dans le contexte de la dégradation environnementale et du changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Le projet s’aligne parfaitement avec le Pacte Mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières, notamment les objectifs 1, 2, 5, 6, 7 et 18. Il s’aligne également avec l’Agenda 2030 pour le développement durable, adoptés en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, notamment les Objectifs de développement durable (ODD) 8, 10.7 et 13 et avec l’Accord de Paris sur le climat entré en vigueur le 4 novembre 2016 et le Plan d’action de l’Équipe spéciale sur les déplacements de populations.

Sous la supervision générale du Chef de Mission, la supervision directe du Chef de sous-bureau de Kolda et sous la supervision technique et conseils du chargé de réintégration, en coordination avec le Chargé de projet basé en Côte d’Ivoire, le candidat sélectionné sera responsable des activités suivantes :

Responsabilités

  • Appuyer le Chef de sous-bureau et le Chargé de réintégration à planifier, mettre en œuvre et suivre les activités prévues dans le document de projet.
  • Assurer la mise en œuvre quotidienne des projets de résilience climatique conformément au plan de travail mensuel/hebdomadaire établi.
  • En coordination avec le Chef de sous-bureau et le Chargé de réintégration, aider à l’élaboration d’outils de projet, tels que les évaluations des besoins, de vulnérabilité et de capacités, la cartographie des acteurs, les critères de sélection des bénéficiaires, les procédures opératoires standards pour la mise en œuvre des projets, et contribuer à la révision et à la mise à jour de tous les outils de projet.
  • Appuyer à évaluer, analyser et déterminer les domaines d’intervention de résilience climatique à mettre en œuvre, en fonction des besoins et de la faisabilité/impact des projets potentiels.
  • Participer à l’examen et l’approbation des devis, les plans d’ingénierie, les coûts et les études de faisabilité des projets en coordination services techniques (tant au niveau de l’OIM qu’au niveau du gouvernement), en étroite coordination avec le Chef du sous-bureau de Kolda et le Chargé de réintégration.
  • Appuyer tous les aspects logistiques et financiers de l’organisation des activités.
  • Soutien à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des activités.
  • Identifier les problèmes et les goulots d’étranglement dans les activités et proposer des actions correctives au Chef du sous-bureau de Kolda et au Chargé de réintégration afin d’améliorer l’exécution du projet.
  • Rester en contact étroit avec les différentes unités et équipes de soutien de l’OIM pour assurer un flux d’informations efficace et un suivi régulier des activités et des demandes sur le terrain.
  • Appuyer toute autre tâche, selon les besoins.

Qualifications et Expérience requises 

Education

  • Diplôme de Bachelor en sciences sociales ou politiques, ou en études environnementales, ou dans un domaine connexe, délivré par un établissement universitaire agréé, avec 4 ans d’expérience professionnelle pertinente.
  • Diplôme de Master sera considéré comme un avantage, avec 2 ans d’expérience professionnelle pertinente.

Expérience professionnelle 

  • Forte expérience dans la mise en œuvre de projets de developpement à base communautaire et participatifs.
  • Forte expérience de travail avec les jeunes et avec des populations vulnérables (telles qu’entre autres les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées ou les victimes de traite).
  • Forte expérience dans la mise en œuvre de : (i) projets de moyens de subsistance et d’activités génératrice de revenus, (ii) de projets d’intervention monétaires (cash-based interventions et cash for work), (iii) de projets renforcement des capacités professionnelles et entrepreneuriales.
  • Forte connaissance technique en résiliences climatique, agroécologie, biologie marine et/ou écosystème côtière est un avantage distinct.
  • Expérience dans la mise en œuvre de projets de protection et de conservation de l’environnement et/ou de résiliences climatique est un avantage distinct.
  • Expérience de travail avec des partenaires divers, y compris les partenaires gouvernementaux au niveau national ou local et les partenaires techniques.

Pré-requis

  • Connaissance du large éventail de sujets liés aux migrations traités par l’OIM.
  • Connaissance des projets des Nations unies et des donateurs bilatéraux.
  • Connaissance des règles et règlements financiers.

Langues :

Une maitrise parfaite du français (parlé et écrit) et d’une langue locale (wolof, peulh, sérère) est nécessaire. La maitrise de l’Anglais est un avantage.

Compétences requises

Valeurs :

  • Inclusion et respect de la diversité : respecte et encourage les différences individuelles et culturelles ; encourage la diversité et l’inclusion dès que possible.
  • Intégrité et transparence : respecte des normes éthiques hautes et agit conformément aux principes/règles et aux normes de conduite de l’Organisation.
  • Professionnalisme : fait preuve de capacité à travailler de manière calme, compétente et engagée et fait preuve de jugement pour relever les défis quotidiens.

Compétences

  • Travail en équipe : développe et encourage une collaboration efficace au sein et entre les départements pour atteindre les objectifs communs et optimiser les résultats.
  • Fournir des résultats : produit et fournit des résultats de qualité rapidement ; agit pour et s’engage à atteindre les résultats convenus.
  • Gestion et partage du savoir : cherche continuellement à apprendre, à partager des connaissances et à innover.
  • Responsabilité : s’approprie la réalisation des priorités de l’Organisation, et assume la responsabilité de ses propres actions et des tâches déléguées.
  • Communication : encourage et contribue à une communication claire et ouverte ; explique des sujets complexes de manière informative, inspirante et motivante.

Autres  :

L’embauche sera soumise à une certification que le candidat est apte pour l’emploi envisagé et à la vérification du statut de résident, du visa et des autorisations par le gouvernement concerné, le cas échéant.

Seuls les candidats résidants soient dans le pays du lieu d’affectation, soit dans un pays voisin situé à proximité du lieu d’affectation seront pris en considération. Dans tous les cas, la résidence légale dans le pays du lieu d’affectation, ou dans le pays voisin situé à proximité du lieu de travail, et le permis de travail, selon le cas, sont indispensables pour occuper ce poste.

Comment postuler :

Les personnes intéressées sont invitées à soumettre leur candidature par message électronique à l’adresse  [email protected]  en mentionnant la référence du poste en objet : VN-CO-001-2022. Les candidatures doivent comporter un CV détaillé et une lettre de motivation.

La date limite de réception des candidatures est fixée au 18/02/2022.

Les candidats (es) présélectionnés (es) seront contactés (es).