PMRC recrute 01 Spécialiste en Violences Basées sur le genre

PMRC recrute 01 Spécialiste en Violences Basées sur le genre (S/VBG) au sein de l’Unité de Coordination du Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité au Niger

Le Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité (PMRC)

Niger
Le Gouvernement de la République du Niger a obtenu un crédit de la Banque Mondiale pour financer le Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité (PMRC).
Il a l’intention, à ce titre, d’utiliser une partie des sommes accordées pour financer le contrat de service de consultant (individuel) d’un (e) Spécialiste en Violences Basées sur le genre (S/VBG) au sein de l’Unité de Coordination du Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité au Niger.
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Trente-cinq pour cent (35%) des femmes dans le monde ont été survivantes de violence physique et/ou sexuelle causées par leurs partenaires intimes ou d’autres acteurs (OMS 2013). La Banque mondiale reconnait que la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), partout au monde, est essentielle pour combler les écarts entre les hommes et les femmes, produire un impact durable sur la pauvreté et favoriser la réalisation d’une croissance économique durable qui profite à tous.
Toutefois, la récente Note de Bonnes Pratiques pour Lutter Contre les Violences Sexistes dans le Cadre du Financement des Projets d’Investissement Comportant de Grands Travaux de Génie Civil (Note de Bonnes Pratiques VBG) reconnait que des opérations comportant des grands travaux de génie civil peuvent aggraver le risque de VBG, notamment les risques d’exploitation et d’abus sexuels (EAS), ainsi que de harcèlement sexuel (HS). Ces risques peuvent être exercés de différentes manières par un
éventail d’auteurs liés à la mise en œuvre des opérations tant dans la sphère publique que privée de plusieurs manières, par exemple, à travers l’afflux important de travailleurs augmentant le risque de rapports sexuels transactionnels, le changement dans la dynamique de pouvoir au foyer, la redistribution des terres où les femmes sont typiquement exclues des titres fonciers, ou le manque de voies sécurisées facilitant l’accès au travail pour les femmes.
La Note de Bonnes Pratiques VBG a été préparée pour aider les équipes de projet à définir une approche permettant de déterminer les risques de VBG, en particulier d’EAS ainsi que de HS, que peuvent présenter des opérations de financement de projets d’investissement (FPI) comportant des marchés de
grands travaux de génie civil, et de conseiller en conséquence les emprunteurs sur la meilleure façon de gérer ces risques. La Note s’appuie sur l’expérience de la Banque mondiale et sur les bonnes pratiques en usage dans ce secteur au niveau international, y compris celles d’autres partenaires de développement.
Les nouvelles normes environnementales et sociales de la Banque mondiale (NES)3 contiennent des exigences spécifiques relatives à l’identification et à l’évaluation des risques et impacts environnementaux et sociaux associés aux projets financés par la Banque mondiale. Cette Note de Bonnes Pratiques
renseigne les équipes de projet sur les bonnes pratiques permettant de gérer les risques et effets des VBG dans le contexte du Cadre environnemental et social, notamment les NES ci-après, ainsi que les mesures de sauvegarde antérieures au Cadre :
• NES N° 1 : Évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux ;
• NES N° 2 : Emploi et conditions de travail ;
• NES N° 4 : Santé et sécurité des populations ;
• NES N° 10 : Mobilisation des parties prenantes et information ;
Les présents termes de référence (TDR) sont élaborés pour servir au recrutement d’un(e) Spécialiste en VBG qui sera chargé(e) d’appuyer le projet dans la prévention, atténuation et réponse à ces risques dans le cadre de sa mise en œuvre.
2. CONTEXTE DES DEUX PROJETS
Dans le cadre de sa politique de développement, le Niger a sollicité et obtenu de l’Agence Internationale pour le Développement (IDA) un crédit pour le financement du Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité (PMRC). Ce projet est une suite des financements antérieurs dans le cadre d’appui et/ou financement additionnel des projets d’appui au programme sectoriel des transports. Sa zone d’intervention couvre les régions de Dosso, Tahoua Maradi et Zinder, qui ont une forte densité humaine avec un taux élevé de pauvreté par rapport à la moyenne nationale. Ces régions sont également des
zones à hautes potentialités agricoles, où des projets comme le PARIIS (Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’irrigation au Sahel) et le PASEC (Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux Risques Climatiques) sont déjà mis en œuvre. L’intervention du PMRC permettra de développer une synergie entre les trois (3) projets dans le désenclavement des grands bassins de productions agricoles.
L’objectif de développement du projet (ODP) PMRC est « Améliorer l’accès routier durable des populations aux marchés, aux sites de production agricole et aux services sociaux de base dans la zone d’intervention du projet »
Pour atteindre cet objectif, les activités du projet ont été structurées en 03 composantes à savoir (i) Composante : Aménagement des pistes rurales existantes sur une longueur de 650 km, avec 2 sous-composantes dont les travaux d’aménagement et de réhabilitation des pistes rurales existantes, (ii)
Composante : Appui à l’entretien des routes rurales, avec également 2 sous composantes dont l’appui à la mise en place du système d’entretien courant manuel et les travaux d’entretien mécanisé, (iii) Composante : Appui opérationnel avec 5 sous composantes dont la Gestion du Projet, la mise en œuvre du Plan d’actions de Réinstallation, le Suivi Intelligent de la mise en œuvre du projet, la mise en œuvre des actions d’Engagement Citoyen et en fin le suivi des activités de Prévention et de réponse aux risques de violences basées sur le Genre (VBG) et d’exploitation des enfants (EDE).
En Août 2019, soit environ un mois après la mise en vigueur du PMRC, l’Unité de Coordination s’est vue confier la préparation du Projet d’Appui au Développement du Corridor Transsaharien (PADCTS) portant sur la réhabilitation de la section Tanout-Tiguidit sur une longueur de 225,721 km. Ce
tronçon de route traverse les communes de Tanout (région de Zinder) et d’Aderbissinat (région d’Agadez).
L’objectif principal du Projet d’Appui au Développement du Corridor Transsaharien est d’améliorer la connectivité et la sécurité routière aux opportunités sociales et économiques entre Tanout-Tiguidit (225,721 Km), et faciliter le commerce le long du corridor ».
Le Projet d’Appui au Développement du Corridor Transsaharien pour la réhabilitation de la section Tanout-Tiguidit comporte quatre (4) composantes:
(i) Reconstruction et Sécurisation Routière du Corridor; (ii) Appui aux Activités Socio-Économiques le long du Corridor ; (iii) Renforcement des Capacités de la Douane le long du Corridor ; et (iv) la Gestion du projet qui comprend entre autres la sous composante « Prevention et de réponse aux risques de violences basées sur le Genre (VBG) et d’exploitation des enfants (EDE)».
En acceptant de financer ces projets, la Banque mondiale se propose de soutenir le gouvernement du Niger de deux manières.
– Premièrement, elle envisage de financer l’aménagement de pistes rurales existantes, la reconstruction et l’entretien des routes, ainsi que la sécurité routière, facilitant ainsi les échanges économiques à l’intérieur du pays et avec les pays voisins.
– Deuxièmement, elle vise à renforcer la résilience des populations riveraines contre les conflits, la santé et la crise climatique dans leurs zones d’intervention, en protégeant et en améliorant leurs moyens d’existence grâce au financement d’actifs productifs. Ce faisant, ces deux projets contribueront à réduire les disparités qui sont l’un des principaux moteurs de la fragilité au Niger, en fournissant des services de base le long des routes.
Le Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité approuvé en Mars 2019.pour une durée de six (06) ans, a démarré ses activités après sa mise en vigueur en juillet 2019. Quant au Projet d’Appui au Développement du Corridor Transsaharien, il est dans sa phase préparatoire et la mise en vigueur est prévue en juin 2021 pour une durée de huit (08) ans.
3. CONTEXTE NATIONAL SUR LES VBG
Le Niger se classe 154ème sur 162 selon l’indice d’inégalité entre les sexes (PNUD 2019), qui mesure trois aspects importants du développement humain : la santé reproductive, l’autonomisation et la situation économique. La violence basée sur le genre (VBG) est très répandue et on estime que 43 pour
cent des femmes dans tout le pays ont subi des violences physiques à un moment de leur vie, tandis que 28 pour cent ont été victimes de violences sexuelles (HCR 2010). Les conflits, la militarisation et l’insécurité dans certaines régions du pays (dont celles couvrant la zone d’intervention des deux projets) ont encore exacerbé les risques préexistants de VBG, et ce de manières multiples : l’effondrement des filets de sécurité sociale et des relations de protection, les défis croissants liés à l’accès aux services vitaux laissant les survivants isolés et incapables de chercher les soins appropriés, l’état de droit affaibli, l’élargissement des niveaux et de la gravité de l’inégalité entre les sexes et les différentes manifestations de la VBG, de la Violence entre Partenaires Intimes (VPI) à l’exploitation sexuelle des femmes et des
filles. En outre, l’UNICEF estime que le Niger a le taux de prévalence du mariage des enfants le plus élevé au monde, avec 77% des filles mariées avant l’âge de 18 ans (EDS 2012) et 28% avant l’âge de 15 ans.
Cette situation peut être exacerbée en situation de grande insécurité, car les familles peuvent
considérer le mariage de leurs jeunes filles avec des hommes plus âgés comme un moyen de les protéger et d’améliorer l’accès aux ressources naturelles et financières. Les indicateurs de substitution sur les normes sociales semblent légitimer, tolérer et promouvoir la violence basée sur le genre, la violence conjugale étant considérée comme justifiée par 59,6% des femmes (EDS 2012), contre une moyenne régionale de 45,7%. Au Niger, il n’y a pas de lois sur la violence domestique ou des peines aggravées pour les crimes contre les conjoints ou les membres de la famille.
Suite à l’évaluation sociale des projets, les facteurs suivants, qui peuvent contribuer à créer ou exacerber les risques de VBG, y compris l’EAS et l’HS, ont été identifiés :
• L’afflux de main d’œuvre, des zones humanitaires difficiles à accéder dans les régions de mise en œuvre, des activités de projet proches des voies de passage des femmes et des filles, etc.
L’évaluation sociale a aussi déterminé que ces facteurs peuvent créer les risques suivants pendant la mise en œuvre des projets :
• Risques de rapports sexuels transactionnels à cause d’un afflux de main d’œuvre, le risque de violences sexuelles où les femmes et les filles doivent traverser les chantiers de travaux, le risque élevé des violences entre partenaires intimes ou violences au foyer à cause des transferts monétaires
distribués aux femmes dans des contextes où les femmes typiquement ne touchent pas de l’argent, etc.
Par la suite, il a été déterminé que les Projet d’appui au Développement du Corridor Transsaharien et le Projet de Mobilité Rurale et Connectivité devront mettre en place certaines mesures afin d’atténuer les risques de VBG et se mettre en conformité dans l’ensemble aux normes et bonnes pratiques
en matière de lutte contre les VBG, y compris celles élaborées dans la Note de Bonnes Pratiques VBG.
Dans le cadre de cette mise en conformité, un dispositif devra être mis en place pour permettre, de gérer, de façon satisfaisante, la prévention et la réponse aux VBG qui seraient liées à la mise en œuvre du projet.
Ce dispositif comprendra :
• La mobilisation d’un(e) Spécialiste en VBG au sein des Projets et le recrutement ponctuel des consultants afin d’appuyer le (la) Spécialiste en VBG ainsi que les deux Spécialistes en mesures de sauvegardes environnementale et sociale dans la mise en œuvre des activités variées ;
• Une cartographie des services de prise en charge VBG disponibles avec un paquet minimum des services prévus ou nécessaire ;
• Les consultations avec les bénéficiaires féminins au niveau communautaire ;
• La sensibilisation des communautés riveraines sur les questions de VBG et les potentiels risques liés au projet ainsi que sur les mesures d’atténuation des risques mises en place dans les zones d’exécution du projet ;
• La signature du règlement intérieur et code de bonne conduite par toutes les personnes travaillant sur le projet ;
• La mise en place d’un mécanisme de gestion des plaintes (MGP) sensible au genre/VBG qui sera envisagé par le projet, incluant un protocole de réponse ;
• Une formation sur les VBG pour les ouvriers des entreprises ainsi que pour les acteurs communautaires, tels que les points focaux liés aux comités locaux de gestion des plaintes, et d’autres parties prenantes ; et
• La formation continue du personnel du projet sur les VBG, la réponse appropriée aux cas de VBG, et la mise en œuvre du code de bonne conduite et du MGP.
Les présents termes de référence définissent le mandat général, les tâches spécifiques ainsi que le profil du Spécialiste en VBG à recruter au sein de l’Unité de Coordination du PMRC qui gérera les deux projets (PMRC et PADCTS).
4. OBJECTIFS
L’objectif général de ce poste consiste à appuyer le projet dans la prévention, l’atténuation des risques, et la réponse aux VBG, y compris l’EAS et le HS, liées à sa mise en œuvre.
Les objectifs spécifiques du mandat du Spécialiste en VBG sont les suivantes :
a. Aider les projets à identifier les risques de VBG/EAS/HS liés à la mise en œuvre du projet et à élaborer les stratégies d’atténuation des risques à travers l’intégration des risques et des mesures d’atténuation y afférentes dans les instruments cadres de sauvegardes environnementale et sociale pour les projets ;
b. Appuyer les projets dans la mise en œuvre et la coordination des activités de prévention et réponse ainsi que d’atténuation des risques, en supervisant les contrats des prestataires et les prestations des consultants spécialistes en VBG, en assurant la mise en œuvre éthique et appropriée du MGP, en
collaborant avec les autres membres de l’Unité de Coordination des Projets (UCP), surtout les Spécialistes en sauvegardes environnementale et sociale, et en coordonnant les actions prévues avec les partenaires des projet et les structures gouvernementales impliquées dans leur mise en œuvre ; et
c. Appuyer l’UCP dans le suivi et évaluation des activités liées à la prévention, la réponse, et l’atténuation des risques de VBG, en assurant le suivi éthique des indicateurs divers liés aux activités de prévention et réponse et au fonctionnement du MGP, en faisant l’analyse des différentes activités par rapport aux écarts dans la performance et aux ajustements à faire, et en contribuant aux rapports périodiques et au plan d’action des deux projets.
d. Assurer la coordination et l’harmonisation de l’approche concernant la prévention et la réponse aux VBG/EAS/HS sur les deux projets. Ceci pourra se matérialiser à travers des réunions régulières, c’est-à-dire sur une base mensuelle pendant les six premiers mois du PADCTS, puis de manière trimestrielle. Ces réunions permettront de faire le suivi sur la planification et la mise en œuvre des activités. De plus, des échanges sur les pratiques prometteuses et leçons apprises dans la mise en place et l’application des protocoles.
5. MANDAT ET TACHES DU (DE LA) SPECIALISTE EN VBG
Sous l’autorité du Coordonnateur de l’UCP, le Spécialiste en VBG veillera à la prise en compte des questions relatives aux risques de VBG dans la mise en œuvre de toutes les activités du Projet d’appui au Développement du Corridor Transsaharien (PADCTS) et du projet de Mobilité Rurale et Connectivité (PMRC).
Les tâches spécifiques du Spécialiste en VBG au sein de l’UCP se résument comme suit :
Identification des risques de VBG/EAS/HS et la conception des stratégies d’atténuation des risques pour le projet :
• Contribuer à l’élaboration des éléments VBG relatifs aux termes de référence pour la préparation des documents cadres de sauvegardes environnementale et sociale et assurer l’intégration et la mise en œuvre des mesures d’atténuation des risques de VBG/EAS/HS telles que prévues par ces documents, y compris le Plan d’engagement environnemental et social (PEES) et le Cadre de gestion environnementale et sociale (CGES), qui englobent aussi le Plan d’Action VBG ; le Cadre de politique en faveur des populations autochtones (CPPA) ; le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) ; le Plan de gestion de main d’œuvre (PGMO) ; le Plan de Gestion de Sécurité (PGS) ; et le Plan de Mobilisation des parties prenantes (PMPP) ;
• Veiller à ce que l’évaluation des risques de VBG soit intégrée dans l’évaluation sociale faisant partie du PGES/C qui sera réalisée pendant la phase préparatoire du projet et soit aussi actualisée tout au long de la mise en œuvre du projet et dans le développement ou l’adaptation du Plan d’Action
VBG ; et
• Contribuer au suivi et à la validation des éléments VBG des documents de sauvegardes environnementale et sociale préparés dans le cadre du PADCTS, tels que cités ci-haut.
 Mise en œuvre et coordination des activités de prévention et réponse ainsi que d’atténuation des risques :
 Supervision des contrats des prestataires :
• Contribuer à l’intégration des clauses spécifiques aux VBG dans les Dossiers d’Appels d’Offres (DAO) et/ou les Dossiers de Demande de Cotation (DC), ainsi que dans les contrats, dans les termes de référence et dans les codes de conduite des prestataires (entreprises, missions de contrôle, etc.) ; et
• Contribuer à l’évaluation des dossiers de cotation des prestataires afin de veiller à ce que l’efficacité du plan d’atténuation des risques de VBG du contractant soit prise en compte.
 Supervision des consultants ou ONG spécialistes en matière de VBG :
• Contribuer à l’élaboration des termes de référence pour le recrutement des consultants ou ONG spécialistes en matière de VBG qui peuvent être engagés pour appuyer la mise en œuvre des activités de prévention et réponse aux VBG, y compris les mesures d’atténuation des risques, à l’attention des
communautés affectées par le projet et du personnel du Projet d’appui au Développement du Corridor Transsaharien et du projet de Mobilité Rurale et Connectivité et des divers chantiers des travaux ouverts dans les zones d’intervention du projet ;
• Superviser l’ensemble des prestations de ces consultants spécialistes, ce qui pourraient comprendre l’élaboration et la validation des cartographies des services de qualité, les consultations communautaires, les formations des parties prenantes, les campagnes de sensibilisation, et le suivi de proximité des partenaires et du personnel du projet ; et
• Avec l’appui des consultants spécialistes où nécessaire, assurer le développement et la mise en place d’un plan de formation sur les VBG tout au long du projet, qui comprendra, parmi d’autres, les ouvriers, les personnels des projets, ainsi que les acteurs communautaires, et qui abordera les risques de VBG, la réponse appropriée et éthique aux cas de VBG, et la mise en œuvre du code de bonne conduite et du MGP.
 Appui à la mise en œuvre du mécanisme de gestion des plaintes (MGP) :
• Assurer la coordination et la mise en œuvre du MGP en ce qui concerne les questions liées aux VBG dans le cadre du projet, y compris un protocole de réponse aux cas de VBG, tout en assurant une approche « axée sur le/la survivant(e) » dans le projet pour faire en sorte que les personnes ayant vécu un incident de VBG reçoivent une assistance médicale, psychosociale et juridique conforme aux besoins de chacun(e), sous réserve du consentement du/de la victime et, tout en respectant son droit à la confidentialité et sécurité (ceci comprendra un suivi régulier sur le terrain pour vérifier le bon
fonctionnement du MGP, les pistes d’entrée appropriées, et la qualité des services dans le circuit de référencement) ; et
• Assurer le respect des principes directeurs concernant la confidentialité et la sécurité dans la collecte, le stockage, et le partage éthiques des données liées aux plaintes de VBG.
 Coordination et collaboration :
• Collaborer avec les autres Spécialistes de l’UCP, notamment les deux Spécialistes en mesures de sauvegardes environnementale et sociale, dans le cadre de leurs activités ;
• Participer aux réunions périodiques de coordination des deux projets et, si nécessaire sur les chantiers, afin de récolter les retours des entreprises et des prestataires sur la mise en œuvre du MGP, pour pouvoir adapter le mécanisme en se servant des leçons apprises ; et
• Informer et faire participer, le cas échéant, les structures gouvernementales au niveau des zones d’intervention sur les activités et mesures d’atténuation des risques de VBG menées dans le cadre du Projet d’appui au Développement du Corridor Transsaharien et du projet de Mobilité Rurale et Connectivité.
Suivi et évaluation :
 Suivi des activités et indicateurs divers :
• Mettre en place le plan de suivi et évaluation des activités relatives à la prévention et la gestion des cas de VBG, en coordination et avec l’appui du spécialiste en suivi et évaluation de la Banque mondiale, assorti des indicateurs de résultats et leurs valeurs cibles, ce qui permettra au Spécialiste en VBG de récolter systématiquement et de façon conforme aux principes directeurs et aux bonnes pratiques, les retours de la communauté sur le fonctionnement du MGP (y compris le code de bonne conduite du projet) et les autres services d’assistance aux survivant(e)s ;
• Appuyer le suivi des indicateurs relatifs au fonctionnement du MGP, notamment concernant le rapportage et le suivi des plaintes de VBG liées aux projets (ceci doit être fait tout en respectant le protocole de réponse aux cas de VBG et les principes directeurs de gestion des cas de VBG) ;
• Sur base des informations récoltées directement et fournies par les consultants en supervision, tenir à jour et communiquer de manière périodique un outil de suivi (e.g., tableau) résumant les informations relatives aux contrats des prestataires ou consultants relatifs aux VBG, les codes de bonne conduite
mis en vigueur, et les dates de formation des ouvriers des entreprises et aussi des personnels des deux projets ; et
• Documenter les bonnes pratiques ou histoires de succès vécues suite à la mise en œuvre des mesures d’atténuation des risques de VBG.
 Analyse des données et activités
• Évaluer les activités du projet pour apprécier l’adéquation avec les exigences nationales et celles de la Banque mondiale en matière de prévention et gestion des cas de VBG ;
• Analyser et expliquer les écarts entre les réalisations et les prévisions et formuler toute recommandation appropriée pour améliorer les performances en matière de prévention et gestion des cas de VBG ; et
• Proposer des ajustements au programme d’activités de prévention et gestion des cas de VBG et les mesures appropriées pour assurer leur bonne exécution.
 Rapportage :
• Rédiger les rapports périodiques (mensuels, trimestriels et annuels) contenant l’évolution de la mise en œuvre des mesures d’atténuation des risques de VBG du projet et des prestations des entreprises et des consultants d’appui ; et
• Contribuer à la préparation des plans d’action annuels, ainsi qu’à la rédaction des rapports périodiques des deux projets (mensuels, trimestriels et annuels) et veiller à la prise en compte adéquate des aspects VBG dans lesdits rapports.
6. RAPPORTS
Le (la) Spécialiste en VBG établira ses rapports d’activités mensuels, trimestriels et annuels comme convenu de manière à ce que l’intégration successive de tous ces rapports permette l’élaboration des rapports d’avancement mensuels, trimestriels et annuels des activités des deux projets sur les aspects de sauvegarde environnementale et sociale.
Ces rapports feront le point sur les réalisations du mois, du trimestre ou de l’année et présenteront les principales questions soulevées et les solutions apportées en même temps que les forces et faiblesses des actions menées.
Ils présenteront également les prévisions pour le mois ou le trimestre suivant.
Lesdits rapports seront dus au plus tard sept (7) jours, quinze (15) jours et un mois respectivement après la fin de chaque période concernée.
7. PROFIL DU/DE LA SPECIALISTE
• Détenteur (trice) d’un Diplôme de Bac+5 ou équivalent, en sciences sociales, en droit, en gestion des projets, ou toute autre discipline similaire ;
• Au moins huit (8) ans d’expérience professionnelle globale ;
• Au moins cinq (5) ans d’expérience dans la supervision des activités de prévention et lutte contre les VBG, EAS/HS, dans des projets, programmes ou autres structures de développement ;
• Au moins cinq (5) ans d’expérience dans la conduite des campagnes de sensibilisation sur les droits des femmes, l’égalité de sexe, les VBG, les EAS/HS, et/ou la santé de la reproduction, serait un atout ;
• Une excellente connaissance des principes directeurs et éthiques qui gouvernent le travail avec les survivant (e)s de VBG et des bonnes pratiques dans la mise en œuvre des activités de prévention et lutte contre les VBG ;
• Une bonne expérience des méthodes de collecte et d’analyse des données sur les VBG ;
• Des capacités dans l’analyse situationnelle des problématiques liées aux VBG ;
• De bonnes connaissances des politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale ;
• Une bonne connaissance de la législation nationale nigérienne en matière de VBG, EAS/HS ;
• Une excellente maîtrise du français et une bonne capacité de rédaction des rapports ;
• La connaissance d’une langue additionnelle (anglais) serait un atout ; et
• Une bonne maîtrise des outils informatiques (traitement de textes, tableurs, Internet et Intranet, etc.).
Les candidatures féminines sont fortement encouragées de manière générale.
8. DUREE ET LIEU DE LA MISSION
La durée d’exécution de la mission est d’un (1) an renouvelable avec une période d’essai de trois (3) mois. Le renouvellement n’est validé qu’à l’issue d’une évaluation satisfaisante des performances du (de) (la) Spécialiste en VBG-EAS/HS-Genre approuvée par la Banque mondiale.
La mission est prévue au sein de l’unité de coordination (UCP) du Projet de Mobilité Rurale et de Connectivité. Des missions ponctuelles à l’intérieur du pays sur les sites du projet seront nécessaires à la bonne exécution du mandat.
9. MODALITE DE SELECTION
La méthode de sélection à utiliser est celle du recrutement d’un consultant individuel (CI) et conformément aux procédures et aux politiques de la Banque mondiale énoncées dans le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale, édition de juillet 2016 avec révision en Novembre 2017 et
Août 2018. La sélection sera fondée sur les qualifications et l’expérience du consultant individuel en rapport avec la mission.
10. COMPOSITION DU DOSSIER DE CANDIDATURE
Le dossier de candidature sera composé de :
– une lettre de motivation ;
– un curriculum vitae détaillé, certifié conforme, mis à jour (avec 3 références professionnelles à contacter au besoin et les copies légalisées des diplômes et attestation de travail en annexe).
11. INFORMATIONS UTILES
Les consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires auprès de la Direction Générale des Grands Travaux du Ministère de l’Equipement ou au niveau de l’Unité de Coordination du PMRC sise dans l’enceinte du Ministère de l’Equipement au rond-point de l’Hôpital National de Niamey, Annexe abritant le Cabinet du Ministre de la Communication, Tél.: (227) 20 73 54 38 aux heures suivantes: du lundi au jeudi de 8 h 00 à 17 h 00, et les vendredis de 8 h 00 à 12 h 00 (Heure locale).
Ils peuvent déposer leurs manifestations d’intérêt rédigées en français à l’adresse indiquée ci-dessus ou les expédier à:  [email protected]  et  [email protected]  au plus tard le lundi 07 décembre 2020 à 11 heures 00 minutes (Heure locale à Niamey).
Le Secrétaire Général
Ministère de l’Equipement

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