ELSIE recrute 01 Consultant Audit genre

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ELSIE recrute 01 Consultant Audit genre

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet ELSIE de la Police Nationale, un audit Genre des différentes directions est envisagé pour mieux prendre en compte l’intégration du Genre dans les programmes et politiques du Ministère de l’Intérieur.

A cet effet, cet  appel d’offres est lancé pour recruter un Consultant pour réaliser cette activité.

Il est ouvert aux structures nationales qui travaillent dans le domaine de la recherche et de la formation.

L’objectif global de cet audit est d’examiner l’approche genre dans la démarche organisationnelle et la promotion de l’apprentissage de l’intégration effective et efficace du genre dans les politiques, programmes et projets de la direction générale de la police nationale.

Les consultants ou cabinets intéressés doivent fournir une offre technique et financière et les documents juridiques qui prouvent leur existence et/ou diplôme, CV des membres de l’équipe.

Les candidatures sont reçues par voie électronique à l’adresse mail suivant :

[email protected]

La date de clôture de ce présent appel  est fixée au lundi 14 Février 2022 à 12 heures.

Les termes de références sont joints (en bas)

La Coordonnatrice du Projet

Termes de références

Audit stratégie et plan d’action genre de la direction générale de la Police Nationale

Il y a vingt ans, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait une résolution sur les femmes, la paix et la sécurité qui reconnaît que l’égalité entre les sexes est une condition à la paix et la sécurité internationales. Depuis, un ensemble de politiques et de moyens d’action ont été développés afin d’identifier et de rectifier les inégalités entre les hommes et les femmes dans le cadre des opérations de maintien de la paix.

En effet, la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU (S/Res/1325 ou résolution 1325), adoptée le 31 octobre 2000 était sans précédent. Elle représenta la première tentative importante visant à aborder le problème de la violence sexuelle et de l’exploitation des femmes et des jeunes filles dans les zones de conflit, elle reconnut le profond impact de la guerre sur les femmes et appela à leur participation accrue à la prévention et à la résolution des conflits. Elle lança l’initiative d’intégration d’une démarche antisexiste et s’accompagna dans le monde entier d’un appel à l’incorporation de femmes aux Casques bleus.

La motivation en était claire : les femmes sont affectées de manière disproportionnée par un conflit armé et, lorsqu’elles sont absentes du processus de maintien de la paix, le résultat final néglige les besoins sexospécifiques dans le processus de reconstruction contribue à accroitre le risque d’instabilité continue.

Au cours des deux dernières décennies, malgré les efforts déployés pour accroître la participation des femmes aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, avec notamment les dix résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) sur les femmes, la paix et la sécurité (FPS), le pourcentage global de femmes déployées dans des opérations de paix n’a augmenté que lentement.

Avoir un nombre plus élevé de femmes en uniforme dans les opérations de maintien de la paix et s’assurer qu’elles peuvent y participer de manière significative, contribue à la réalisation des mandats de plus en plus complexes des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Depuis 2000, presque tous les mandats des Nations Unies comportent des dispositions relatives à l’égalité des genres, à la promotion des droits des femmes et à la protection des civils.[1]

Fort de cela, en 2017,  lors de la Conférence ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix tenue à Vancouver en 2017, le Canada a lancé l’Initiative Elsie pour la participation des femmes aux opérations de maintien de la paix. C’est un projet pilote multilatéral novateur sur l’élaboration et la mise à l’essai d’une combinaison d’approches visant à éliminer les obstacles à l’accroissement de la participation concrète des femmes en uniforme dans les opérations de paix des Nations Unies, surtout au sein des forces policières et militaires.
Le Sénégal est bénéficiaire de l’initiative Elsie pour augmenter le nombre de femmes dans les Forces de défense et de sécurité et dans les opérations de Paix. De 2019 à 2021, le pays, reconnu pour sa contribution de qualité aux OMP, a également fait partie des pays sélectionnés pour le projet testant la méthodologie MOWIP.

L’objectif des Nations Unies pour 2028 est que les femmes représentent 20 % des unités de police constituées (UPC), 30 % des agent·e·s de police individuel·le·s (IPO), 25 % des observateur?trice?s militaires et des déploiements professionnels militaires et 15 % des contributions militaires aux opérations de maintien de la paix. Toutefois, en 2019, la proportion de femmes en uniforme participant aux opérations de maintien de la paix était bien en deçà de ces objectifs : 10,8 % des UPC, 28,9 % des IPO, 16,7 % des observateur?trice?s militaires et des déploiements professionnels militaires et 4,7 % des troupes.[2]

Toutes les forces de police et de gendarmerie modernes des nations démocratiques doivent accroître la participation significative des femmes en leur sein afin de remplir leur mandat. Afin de s’acquitter de leur mission de manière effective et sans discrimination, les prestataires de sécurité doivent comprendre le rôle que joue le genre et prendre en compte les besoins de sécurité sexo-spécifiques.

En outre, la législation nationale et les engagements internationaux exigent des missions des forces de sécurité intérieures qu’elles protègent les droits des femmes et des hommes ; ceci explique pourquoi la capacité à intégrer une perspective de genre est primordiale.

Afin d’atteindre efficacement cet objectif, des ressources humaines compétentes et diversifiées sont nécessaires, composées de femmes et d’hommes travaillant à tous les niveaux, y compris dans la prise de décision.

D’ailleurs, L’intégration du genre constitue un axe prioritaire des interventions du Ministère de l’Intérieur, en plus de l’adoption du critère genre comme l’une des conditions d’éligibilité des projets et programmes soumis aux financements.

C’est ainsi que, le décret n° 2020 – 790 du 19 mars 2020 portant organisation du Ministère de l’Intérieur a créé une Cellule genre et de l’Equité chargée de veiller à l’intégration de la dimension genre dans les programmes du ministère.

Cette cellule a déjà entamé un processus ayant aboutit à un audit genre du ministère de l’intérieur auquel la direction générale de la Police nationale compte s’appuyer pour l’approfondir afin de mieux prendre en compte certaines spécificités notamment celles liées aux opérations de maintien de la paix.

Ainsi, il est envisagé de mener au niveau de la Direction générale de la Police nationale un exercice devant aboutir à l’existence d’une politique genre au sein de la direction générale de la police nationale.

Cette politique genre va débuter par un audit genre de la direction générale de la Police nationale pour aboutir à une stratégie et un plan d’action dont la bonne mise en œuvre va contribuer à lever les obstacles relevés lors de l’audit.

Objectifs

L’objectif global est d’examiner l’approche genre dans la démarche organisationnelle et la promotion de l’apprentissage de l’intégration effective et efficace du genre dans les politiques, programmes et projets de la direction générale de la police nationale.

Plus spécifiquement, l’audit genre permet de :

Objectifs Spécifiques

  • Intégrer, recherche, analyse, collecte de données, connaissances utiles à l’élaboration de la politique visant à accroître la participation significative des femmes en Uniforme aux opérations de maintien de la paix des Nations unies
  • Une meilleure connaissance des obstacles propres au pays et limitant le déploiement effectif de femmes Casques bleus dans les missions de l’ONU
  • Formuler des orientations stratégiques et élaborer le rapport d’audit technique genre en vue de la proposition d’un plan d’action quinquennal

Résultats

  • Un audit genre de la DGPN est fait et des recommandations pour la politique et la stratégie genre sont disponibles
  • Lancement de l’audit genre de la direction générale de la police nationale

Méthodologie

  • lancement du processus de recrutement de l’équipe de consultants ;
  • démarrage des travaux de consultance
  • recensement et collecte des documents à analyser ;
  • mise en place de commissions thématiques
  • organisation des séances de travail avec les différents structures et services de la Direction générale de la police nationale ;
  • organisation de l’atelier d’adoption et de partage de la méthodologie d’audit ;
  • élaboration et stabilisation du questionnaire de collecte et du canevas d’analyse des informations et du rapport d’audit ;
  • élaboration de l’agenda des entretiens, des réunions de consultation et atelier de partage et de restitution ;
  • renseignement du canevas du rapport préliminaire d’audit ;
  • partage et finalisation du rapport à l’interne ;
  • tenue de l’atelier de validation du rapport final.

Champ de l’étude

L’audit genre sera conduit dans toutes les 10 directions de la Police nationale et un focus sera fait sur les femmes policières ayant déjà effectuées une mission des nations unies pour mieux intégrer cet aspect important de l’audit.